LE NOUVEAU RENDEZ VOUS

FRANCE SOIR 

Facebook paie des utilisateurs pour aspirer leurs données et améliorer sa connaissance du marché.

Selon le site américain “TechCrunch”, FacebOok a proposé à un panel d’internautes âgés de 13 à 35 ans d’installer sur leur mobile un programme aspirant l’ensemble de leurs données, contre rémunération. Le réseau social essaie de prendre de l’avance sur la connaissance des usages des internautes, et notamment des plus jeunes.

Après une année 2018 particulièrement difficile, c’est sur un nouveau scandale que Facebook commence son année 2019. Selon une enquête du site spécialisé TechCrunch (voir ici), le géant de Menlo Park rémunère des utilisateurs âgés de 13 à 35 ans pour installer un VPN, un réseau privé virtuel. Ce programme appelé “Facebook Research” a un objectif: aspirer toutes les données de ceux qui l’installent et qui sont rémunérés, pour communiquer toutes ces informations de navigation, la somme de 20 dollars soit environ 17,50 euros chaque mois, sous forme de cartes cadeaux.

Cette manœuvre s’inscrit dans le cadre d’un plan stratégique pour Facebook, le “projet Atlas”, qui doit lui permettre de mieux connaître les usages des internautes pour se démarquer de la concurrence en proposant des contenus toujours plus ciblés.

Le projet Atlas doit surtout permettre à Facebook de mieux comprendre les évolutions des usages sur le créneau des 13-17 ans qui se sont massivement défournés du réseau social pour s’orienter vers Snapchat, YouTube ou même Instagram… qui appartient à Facebook.

Lire aussi – Whatsapp, Facebook, fake news: les administrateurs, petites mains 2.0 des “gilets jaunes”

Selon TechCruch, le programme que demande d’installer Facebook à ceux qui prêtent à la démarche permet un accès quasiment illimité à tout ce qui transite sur un téléphone, y compris les photos ou vidéos envoyées, les emails envoyés et les échanges sur des messageries instantanées.

L’année 2018 de Facebook avait été entachée par la révélation du scandale Cambridge Analytica, une société accusée d’avoir utilisé les données de 90 millions d’utilisateurs de Facebook, sans leur consentement, dans le cadre de plusieurs campagnes politiques, dont l’élection présidentielle américaine.

اترك تعليقًا